Régiment du Service Militaire Adapté de La Réunion
Religions

Religions et fêtes religieuses de l' île de La Réunion

Un mélange de culture. Il est merveilleux de voir dans une même ville, les clochers d'une église, le minaret de la mosquée, le temple chinois, et le temple malbar, rivalisant tous dans leur beauté, tantôt par leur sculpture chargée et ostentatoire, tantôt par leur sobriété et leur discrétion. Toutes les religions sont librement pratiquées, tous les chrétiens, musulmans, juifs, hindous, bouddhistes se serrent la main, échangent, rient, une leçon d'universalité. Le chant du muezzin répond souvent aux cloches des églises.
Présentations des religions de l'île de La Réunion et des principales fêtes religieuses.

Catholiques.

La grande majorité de la population est catholique, les réunionnais sont très fervents et pratiquants, il y a de nombreuses
chapelles implantées au bord des routes, dans les grottes. Les pèlerinages sont des temps forts de la vie réunionnaise.
L'Épiphanie.

Épiphanie signifie manifestation en grec. Cette fête d'origine orientale a lieu le premier dimanche de janvier et célèbre les trois premières manifestations du Christ : sa naissance, son baptême par Jean-Baptiste et son premier miracle aux noces de Cana. Elle commémore aussi l'adoration par les rois mages venus d'Orient du nouveau roi des Juifs.
Le carême.

C'est autour du Mardi gras que se déroulent traditionnellement les carnavals, précédant ainsi le carême, période annuelle de quarante jours pendant laquelle les chrétiens, catholiques et orthodoxes, préparent la future semaine de Pâques. Carême signifie la quarantaine. Durant cette période, les chrétiens doivent faire pénitences de leurs pêchés par le jeûne, les prières et l'aumône. Le carême débute par un jour de jeûne et d'abstinence particulier : le mercredi des Cendres.
Les cendres rappellent aux fidèles que les êtres humains ne sont que poussière sans la vie qui lui est donnée par Dieu. Le carême se termine le Jeudi saint, premier jour du Triduum pascal de la Semaine de Pâques.
Les rameaux.

Le dimanche des Rameaux suit les cinq dimanches du Carême et précède le dimanche de la fête de Pâques. Son nom liturgique complet est dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur. Il ouvre la Semaine sainte, annonçant la résurrection du Christ. Le dimanche des Rameaux commémore deux évènements distincts : l'entrée de Jésus à Jérusalem et sa mort sur la Croix. Lors de la procession qui précède la messe, les fidèles tiennent des rameaux à la main. Ils évoquent les branches que tenait la foule du peuple assemblée le jour où Jésus entra solennellement dans Jérusalem. A La Réunion, on utilise des branches jeunes de palmiers ou des branches d'oliviers sauvages.
Pâques.

Pâques fête de la résurrection du Christ. Depuis le premier concile de Nicée, en 325, Pâques est célébrée le premier dimanche suivant la pleine lune de printemps. La célébration commence par la Veillée pascale du samedi soir. Le cierge pascal est allumé en symbole de la victoire du Christ sur la mort, de son passage "Pâques signifie passage" des ténèbres vers la lumière. Le dimanche de Pâques célèbre le jour où Marie Madeleine, se rendant au tombeau du Christ, découvre que la pierre tombale a été repoussée et que le corps n'est plus à l'intérieur. Traditionnellement, le début et la fin du Triduum pascal, incluant le Jeudi saint et le Vendredi saint sont marqués par une sonnerie de cloches à la volée. L’Église entre alors dans le temps pascal jusqu'à la Pentecôte.
Le Vendredi saint est le jour de la célébration de la passion et de la crucifixion de Jésus : c'est le jour de plusieurs chemins de croix à travers l'île, comprenant quatorze stations, dont celui de Saint-Paul qui gravit la falaise jusqu'à Plateau Caillou.
La Vierge Noire de Sainte-Marie.

Fêtée le 1er mai, la Vierge Noire de la Rivière-des-Pluies, à Sainte-Marie, perpétue une légende ayant sans doute un fond de vérité et qui représente surtout un formidable message d'espérance. Cette légende est celle de Mario, un esclave en fuite qui échappa miraculeusement à ses poursuivants grâce à ses prières à la Vierge. A l'époque de l'esclavage, on imagine sans peine sa course essoufflée et l'écho de l'aboiement des chiens et des cris des chasseurs de Noirs qui le talonnaient. Ayant remonté la rivière des Pluies, après avoir gagné la rive, Mario se recroquevilla dans une anfractuosité de la falaise bordant la rivière. Il invoqua alors la Vierge Marie de le protéger et, trouvant un morceau de bois, commença d'en sculpter grossièrement la forme. Explorant la rive pas à pas, les chasseurs se rapprochaient dangereusement quand, soudain, l'énorme buisson de bougainvilliers qui dominait l'entrée de la cavité s'abattit, masquant Mario et sa cachette à ses poursuivants, le parfum des fleurs égarant les chiens. Située à présent derrière l'église de la Rivière-des-Pluies, la statuette fut installée quelques années après l'abolition de l'esclavage. La protectrice des opprimés réunit chaque année des milliers de pèlerins qui fleurissent abondamment les abords de la statue et méditent sur la puissance de la prière qui sauva Mario.
L'ascension du Piton des Neiges.

L'ascension célèbre la dernière apparition du Christ à ses disciples, quarante jours après sa résurrection, avant son ascension vers le ciel. Jusqu'en 2001, cette fête donnait lieu à La Réunion à un rassemblement original : la messe de l'ascension du Piton des Neiges, le plus haut sommet de l'île 3 070 m d'altitude. Entre deux mille et trois mille fidèles montaient au Piton des Neiges pour assister à cette messe rapprochée des cieux. Initiative du prête de la paroisse de Saint-Benoit, le père Glénac, ce rendez-vous montagneux n'a cessé de prendre de l'ampleur au fil des ans. Pour des raisons de sécurité et de protection de l'environnement l'évêché a décidé de la faire redescendre de ses hauteurs. Elle est célébrée désormais au Colorado dans les hauts de Saint-Denis.
La pentecôte et la messe du Saint-Esprit au chaudron.

La Pentecôte est le jour où l'Esprit saint descendit sur les apôtres en présence de la Vierge Marie, cinquante jours après la résurrection du Christ. Cette fête, l'une des plus importantes du calendrier chrétien, donne lieu le lundi de Pentecôte, à l'église du Saint-Esprit du Chaudron à Saint-Denis, à l'un des rassemblements chrétiens les plus imposants de La Réunion. Cette fête réunit une foule impressionnante estimée entre dix mille et quinze mille personnes.
Le baptême des couteaux.

C'est pour que le bon Dieu nous protège et qu'on ait une bonne campagne, explique l'un des planteurs de canne de Bois de Nèfles-Cocos à Saint-Louis. L'association Moulin Maï a remis au goût du jour, une ancienne tradition des coupeurs de canne à sucre : le baptême des couteaux, les sabres à canne, et des charrettes bœufs transportant les cannes coupées. A l'issue d'une messe célébrée à l'intérieur de l'ancien moulin à maïs du quartier, un prête bénit les couteaux, les charrettes et les autres matériels agricoles apportés par les planteurs.
Saint-Expédit.

Le P'tit Bon Dieu a la réputation d'exaucer les vœux rapidement. C'est la raison de son énorme popularité à La Réunion. L'église a longtemps hésité avant de lui reconnaître la qualité de Saint romain. C'est chose faite aujourd'hui. Mais la dévotion dont il est l'objet à La Réunion n'est pas toujours très catholique. Elle se réduit le plus souvent à des sollicitations concrètes et intéressées, qui frisent pour certaines le mauvais sort. Saint Expédit est d'ailleurs également vénéré par l'hindouisme populaire où il appartient au groupe des divinités bénéfiques, mais disposant de pouvoirs redoutables. Saint Expédit
La Vierge au Parasol.

Cette statue de la Vierge de Bois-Blanc, protégée de la pluie par un parasol, est l'une des plus célèbres de La Réunion. Elle reçoit les fidèles quotidiennement. Elle est fêtée par une foule nombreuse le jour de l'Assomption marquant la résurrection de la Vierge Marie. Sur son origine circulent plusieurs versions : la plus vraisemblable est qu'elle fut placée au pied du Brûlé, partie effondrée de l'enclos du volcan, par un propriétaire soucieux de protéger ses terres des coulées de lave de La Fournaise. Cette première statue fut néanmoins recouverte par la lave en 1961. Sa remplaçante fut rapprochée de la paroi du volcan. En 2001, lors des éruptions à répétition du volcan, elle fut déboulonnée préventivement. Une heureuse initiative car son ancien emplacement se trouva sur le chemin d'une des coulée. Pour son deuxième déménagement, la Vierge au Parasol a pris place de l'autre côté du Brûlé, vers Saint-Philippe.
Les pèlerinages de la sainte Croix.

Deux pèlerinages marquent à La Réunion la fête de la sainte Croix le 14 septembre : celui du piton du Calvaire à Petite-île et celui de la Croix Glorieuse à la Plaine des Palmistes celui-ci attire près de dix mille fidèles ce rassemblement chrétien est l'un des plus importants de La Réunion..
Notre Dame de la Salette.

Doublant pendant quelques jours la population de la commune de Saint-Leu, le grand pèlerinage de Notre Dame de La Salette se déroule chaque année du 9 au 19 septembre. Une foule impressionnante de fidèles gravit, au pied de la falaise dominant l'agglomération, l'élévation sur laquelle est bâtie la chapelle abritant cette statue de la Vierge Marie. Cette ferveur religieuse plonge ses racines dans l'histoire réunionnaise. En 1859, La Réunion fut frappée par une épidémie meurtrière de choléra ramenée d'Asie par un navire. Rien ne semblait pouvoir arrêter le fléau quand le curé de Saint-Leu, le père Sayssac, appela ses paroissiens à reprendre courage et à invoquer la Vierge, faisant vœu de bâtir une chapelle à sa dévotion si la maladie épargnait Saint-Leu. Il en fut ainsi. Et le choléra fit 2 700 victimes dans l'île et aucune à Saint-Leu. L'évènement eut un retentissement considérable. La chapelle fut édifiée. Elle fut dédiée à Notre Dame de la Salette, du nom du village des Alpes où la Vierge était apparue à deux enfants en septembre 1846.
La toussaint et la fête des Morts.

L'affluence atteint des records et les embouteillages s'accumulent autour des cimetières réunionnais, le jour de la fête des Morts, le 2 novembre. La quantité impressionnante de bouquets de fleurs qui illumine les tombes n'est pas seulement achetée aux vendeurs qui pullulent à l'entrée des cimetières. Ces fleurs viennent souvent du jardin. Les fourmis, comme on appelle à La Réunion les enfants ou les personnes âgées employés pour l'entretien des sépultures, ont tout nettoyé, rénové, préparé pour le grand jour de la fête des Morts. Dans l'hommage aux défunts se mêle chez certains une légère crainte : on ne dispose pas que des fleurs au pied des tombes, parfois aussi des bougies, des verres de rhum, des fruits etc. pour le bien-être des esprits.

Haut de page

Hindouistes.

Les réunionnais d'origine sud-indienne ont conservé les pratiques religieuses de leurs ancêtres. Les hindous pratiquent librement leur religion, les grandes fêtes traditionnelles sont très suivies.
La marche sur le feu.

Ce rituel d'expiation, fondé sur une marche sur des chardons ardents, attire les foules. Dans la mythologie hindoue, la marche sur le feu est un témoignage de pureté et de vérité. A travers ce défi, le pénitent assouvit un engagement personnel et honore les dieux. Marche sur le feu - Pongol. Pongol est l'un des points culminants de la vie religieuse hindouiste réunionnaise. C'est une fête populaire. Le mot dérive du Tamoul pongal qui signifie ébullition. On parle encore de congé Pongol en référence aux deux ou trois jours de liberté que les propriétaires des usines sucrières laissaient à leurs engagés indiens à la fin de la campagne sucrière. C'est depuis 1973 que la date de Pongol a été fixée au 14 janvier, comme en Inde. La fête a pris localement une dimension religieuse et culturelle. Elle se déroule principalement dans les temples où ont lieu des cérémonies et où sont interprétés des spectacles de récits mythologiques.
Durga Puja

Durga Puja est une fête célébrée au temple et en famille. Les femmes y jouent le premier rôle. Durga, c'est l'une des formes les plus terribles de la déesse mère Maha Dévi, la déesse d'or, première shakti de Siva. Les textes sacrés de son culte font le récit de ses combats contre les démons les plus redoutables. La déesse Durga est montrée avec un collier de serpents autour du cou. Sa monture un tigre. Elle peut avoir jusqu'à dix bras tenant chacun une des armes mythiques des dieux. En Inde la fête de Durga Puja donne lieu dans les temples à d'immenses rassemblements durant lesquels les femmes font vœu de fertilité.
Le cavadee pour Mourouga.

Impressionnantes processions de pénitents se plantant des aiguilles et des crochets d'argent dans le corps et la langue, les cavadee pour le dieu Mourouga ont lieu à différentes époques de l'année selon les koylou (temple). Il a lieu à la dernière pleine lune d'avril et de mai à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoit, à la dernière pleine lune de janvier à Saint-André et Saint-Louis. Il s'agit d'un rituel fondé sur une épreuve personnelle aboutissant à une victoire sur soi-même. Le rituel consiste en une démarche de purification du corps et de l'esprit qui débute par un carême et culmine par un défilé des pénitents. Cavadee
Le jour de l'An tamoul, Tamij varoucha pirappou.

Le premier jour de l'année correspond au 14 avril du calendrier chrétien. Le temps du monde physique compte quatre ères appelées yugam. Kreta-yugam ou l'âge d'or, qui voit l'apparition de l'homme sur la terre, a duré 1 728 000 années. Tréta-yugam ou l'âge d'argent, pendant lequel l'homme voit éclore son intelligence, a duré 1 296 000 années. Douvapara-yugam, l'âge de cuivre, période d'apprentissage des premières techniques, a duré 864 000 ans. Nous vivons dans le quatrième âge, Kali-yugam, qui est l'ère du rayonnement de l'homme et s'étale sur 432 000 ans. Le jour de l'An tamoul marque une période de renouveau de la nature. Chacun célèbre d'abord le nouvel an chez lui avant de se rendre au temple pour prier et écouter les prévisions annuelles du prêtes, extraites du Pandjagom (le calendrier tamoul). Le jour de l'An tamoul donne lieu dans l'île à de nombreuses festivités publiques, auxquelles tous les Réunionnais sont invités à participer.
Nargoulan.

Une main tendue vers le ciel à l'extrémité d'un mât : c'est le symbole de Nargoulan, appelé aussi Bondié laskar. Nargouland est la divinité de l'hindouisme des plantations de canne à sucre à La Réunion. On peut le considérer comme un dieu local. Le mât de Nargoulan est présent dans la plupart des temples malbar, les temples créés par les descendants des engagés indiens travaillant sur les exploitations sucrières. L'originalité de cette représentation est qu'elle est le produit d'une rencontre entre islam et hindouisme. La main ouverte est en effet en premier un symbole musulman. Elle signifie les cinq piliers de l'islam : kalmas, la déclaration solennelle de la foi en Allah, swalaat, la prière, saumi, le jeûne, zakaat, la charité, hadj , le pèlerinage à La Mecque. Le culte de Nargoulan est important à La Réunion. Lors des cérémonies, il reçoit des offrandes juste après Ganesh. C'est un symbole protecteur dont l'origine reste mal connue. Son culte est sous-entendu par la tradition orale. Il viendrait d'immigrants indiens, persuadés que le navire qui les transportait jusqu'à La Réunion depuis l'Inde allait sombrer dans une violente tempête. Ils attribuèrent leur sauvetage aux prières d'un musulman, Laskar, qui les accompagnait. Ils intégrèrent le symbole de la main d'Allah à leur panthéon en lui donnant une place privilégiée, qui ne s'est jamais démentie depuis.
Petiay, Kartéli, le rite de la poule noire.

Mystérieux, familial, à la frontière du religieux et de la magie, le rituel de la déesse Petiay est principalement destiné à protéger les enfants des maladies et du mauvais sort. Les mamans jouent un rôle fondamental dans son invocation pratiquée une fois par an, généralement le jour de la fête des mères. Ce sont elles qui lui offrent ce jour-là une poule noire et un gâteau de riz sucré. Ce rite, hérité de l'Inde du Sud, s'appuie sur un épisode mythologique mettant en scène une forme de Parvâti. Se promenant en forêt, celle-ci fut moquée et insultée par des paysans. Pour les punir, elle jeta sa malédiction sur eux et leurs descendances. D'où la nécessité d'une offrande annuelle pour apaiser sa colère. Tout manquement est réputé entraîner des conséquences graves pour les enfants. Petiay reçoit également des oeufs de poule, en nombre toujours impair et un gâteau lui est préparé. Les représentations de Petiay révèlent une femme vêtue de noir, tenant en enfant.
Mariamen.

Mariamen se place parmi les figures centrales des cultes malbars de La Réunion. Cette divinité est l'une des shakti, des énergies spirituelles de Siva. Plusieurs koylou lui sont principalement dédiés. A la fois déesse de la maladie et de la santé, elle incarne un principe ambivalent, généralement positif, mais qui peut s'avérer négatif si elle est négligée. Cest sous son seul aspect bénéfique qu'elle est vénérée à La Réunion où elle est assimilée par certains à la Vierge Marie. La fête qui lui est consacrée, Mariamen Poûsseye, a lieu dans le courant du mois de Marie. La fête de Mariamen consiste principalement en prières, en récitation de mantras, en chants pieux. On y formule des vœux de santé pour les siens. Mariamen ne boit pas le sang, elle refuse les sacrifices. Sa fêter est marquée par le partage, au temple, d'un repas végétarien accompagné d'une danse rituelle : karagam. Cette danse s'effectue en portant un récipient contenant de l'eau safranée au curcuma, recouvert de bambou et orné de brindilles, de feuilles et de fleurs de lilas des Indes, le végétal associé à Mariamen.
Fête kali ou karly.

Kali la noire est une déesse destructive de démons. Le corps noir, les mains griffues, son aspect est effrayant. Pour elle, on sacrifie coqs et cabris. Sacrifice Karly - Dipavali, fête de la Lumière. Fêtée en famille, Dipavali fête de la Lumière, a pris une dimension publique à La réunion à partir de 1990, à l'initiative d'associations culturelles soucieuses de mieux affirmer l'identité tamoule dans la société réunionnaise. D'abord à Saint-Paul, puis dans toutes les principales agglomérations, Saint-André, Saint-Leu, Saint-Pierre etc. Dipavali est l'occasion de défilés nocturnes à la bougie réunissant adultes et enfants vêtus de costumes indiens traditionnels. La fête s'accompagne de nombreuses animations, spectacles de danse, conférences, etc. destinées à faire connaître et promouvoir les traditions culturelles de l'Inde. Dipavali est célébré la nuit la plus sombre de l'année, dans la quatorzième phase de la lune descendante au mois d'Ashvina du calendrier hindouiste. Dipavali

Sur le site : Malbars, Tamouls de l'Inde à l'île de la Réunion

Haut de page

Musulmans.

La plupart des grandes villes de l'île de La Réunion possèdent une mosquée. C'est dans les années 1850 que la première vague d'immigrés sunnites débarque sur les côtes de La Réunion. Le 28 novembre 1905, les musulmans réunionnais inaugurent la première mosquée de France, la mosquée Noor-e-Islam à Saint-Denis de La Réunion, désormais les musulmans de l'île jouissent d'un lieu officiel de prière.
Le Hadj.

En principe le pèlerinage à la Mecque, le Hadj, est obligatoire pour tout musulman et chacun rêve de l'accomplir au cours de sa vie. Le Hadj est en effet l'un des cinq piliers de l'islam. Avant l'ouverture des premières liaisons aériennes, rares furent les musulmans de La Réunion à y être parvenus. De nos jours, le pèlerinage donne lieu chaque année à des vols charters spécialement affrétés par les fidèles. Le spectacle de la foule s'apprêtant à partir pour Djeddah dans l'aérogare de Roland Garros est devenu familier. La période du Hadj est traditionnellement fixée par le gouvernement d'Arabie Saoudite, gardien des lieux saints. Le pèlerinage a lieu du 8 au 12 du mois de zil-hijah, le douzième du calendrier musulman. Le Hadj comprend plusieurs rites. Les deux plus importants sont la Déambulation et le pèlerinage à la plaine d'Arafat. La déambulation s'effectue autour de la Kaaba, la Maison de Dieu, édifiée au centre de la grande mosquée Al Masjid al haram. Dans le mur sud-est de la Kaaba, à un mètre cinquante du sol, se trouve scellée la Pierre noire donnée par Abraham par l'archange Djibraïl (gabriel). Les fidèles doivent faire sept fois le tour de la Kaaba et, en principe chacun devrait toucher la Pierre noire, ce que l'affluence rend dans les faits impossible. Autre point culminant du Hadj, les pèlerins se rendent dans la plaine d'Arafat où Adam et Ève se retrouvèrent après avoir été chassés du Paradis et où ils obtinrent la grâce de Dieu.
Id-ul-adha-kébir, le jour d'Abraham.

Cette fête marque la fin du Hadj, le pèlerinage à La Mecque. Elle commémore la force de l'engagement d'Abraham, prêt à immoler son fils Ismaël sur l'ordre de Dieu pour prouver sa foi. Dieu suspendit son geste au dernier moment et substitua un bélier à l'enfant. Dans les pays musulmans, les familles sacrifient des moutons à cette occasion. Faute de mouton, ce sont des bœufs qui sont sacrifiés à La Réunion, ce qui pose à présent des problèmes sanitaires du fait du durcissement de la réglementation préventive en matière d'abattage bovin contre l'encéphalite spongiforme. Auparavant égorgés dans les cours des habitations, les boeufs doivent désormais être tués à l'abattoir de Saint-Pierre. Pour respecter le rite halal qui doit présider au sacrifice de l'animal, l'abattoir a embauché un sacrificateur musulman. Plusieurs centaines de bêtes sont tuées à La Réunion à cette occasion. L'Id-ul-adha-kébir fait vivre plusieurs éleveurs de la Plaine des Cafres qui tirent l'essentiel de leurs revenus de l'élevage et de la vente d'animaux spécifiquement pour ce sacrifice rituel. Les familles musulmanes choisissent et réservent longtemps à l'avance leur futur animal. La viande de bœuf sacrifié est divisée en trois parts : une pour les nécessiteux, une pour le repas de famille, une pour le propriétaire de l'animal. De nombreuses familles démunies se voient offrir des quartiers de viande. Pour la communauté musulmane, le jour d'Abraham est un jour d'échange avec les autres, une manière d'affirmer sa solidarité et son appartenance au tissu social réunionnais.
Le Ramadan.

Le Ramadan est l'un des cinq piliers de l'islam. C'est le mois du Ramadan, le neuvième du calendrier musulman, que fut révélé le, Qûran (Coran) la parole de Dieu à Mahomet. C'est un mois de jeûne pour tous les musulmans. Durant vingt-neuf ou trente jours selon la lune, les fidèles s'abstiennent de nourriture du matin jusqu'au soir. Ils ne cessent pas en revanche leurs activités professionnelles, ce qui ne va pas sans poser des difficultés aux musulmans réunionnais.
Id-ul-Fitr, la rupture du Ramadan.

Fête très suivie à La Réunion. l'Id-ul-Fitr marque la fin du Ramadan, lorsque la nouvelle lune apparaît lors du dernier jour de jeûne. Pour les musulmans cette nuit et le jour suivant ont une dimension religieuse et festive. Les fidèles se réunissent dans les mosquées pour prier et implorer le pardon de leurs péchés. En 1978, les sunnites réunionnais renouèrent avec une tradition du monde musulman, celui des prières en plein air. Fête de Eidul Fitr

Haut de page

Le Bouddhisme.

Le Bouddhisme est pratiqué par la communauté chinoise, la croyance en cette religion est devenue une tradition. Nombreux sont les chinois qui sont devenus Catholiques. Vous trouverez dans l'île de beaux temples.
Qingming jie, fête de la Pure Lumière.

Au cinquième mois du calendrier lunaire, la fête de la Pure Lumière Qingming est spécifiquement consacrée aux ancêtres. Sur l'autel familial et sur les tombes, les ancêtres de la famille reçoivent des offrandes alimentaires. Des bougies sont allumées, des bâtonnets d'encens se consument. Très suivi à La Réunion, ce culte est l'un des fondements de la culture chinoise. On le retrouve dans toutes les pratiques religieuses et spirituelles de la Chine ancienne : taoïsme, bouddhisme, confucianisme. Qingming jie est destiné à honorer les esprits des membres disparus de la famille afin qu'ils continuent de reposer en paix et veillent sur leur descendance.
Jour de l'An chinois.

La fête du jour de l'An chinois est la plus connue de tous les réunionnais (fin janvier). Et pour cause : elle est marquée dès le matin et jusque tard dans la nuit par le vacarme des pétards. Par cette pétarade, les enfants s'appliquent à leur plus grande joue à effrayer et écarter les mauvais esprits des festivités. Le jour de l'an chinois est marqué par des animations culturelles publiques, des défilés, des spectacles de danse qui contribuent à le rendre très populaire. Le réveillon a lieu en famille ou, de plus en plus souvent, à l'extérieur dans un restaurant sous l'égide d'une des associations culturelles chinoises. Le jour de l'An est l'un des rares moments de l'année, sinon le seul, où les boutiques chinoises sont fermées.
La fête de Guandi.

Figure sévère, barbue et moustachue, généralement peinte en rouge, cette divinité est très populaire en Chine, surtout dans le sud d'où sont originaires les immigrants chinois de La Réunion. Les deux temples Chan de Saint-Denis et le temple Hakka de Saint-Pierre font de Guandi la figure centrale de leurs cultes. Célébration Guan Di
Le Double Yang ou Double-Neuf.

Dans la pensée chinoise, les chiffres pairs sont yin et les chiffres impairs sont yang. Neuf est donc le yang le plus élevé. Par conséquent le neuvième jour du neuvième mois de l'année est un jour spécial : le chongyang ou double yang. Là s'exerce la puissance maximale du principe yang, source de puissance, de réussite, de bonheur, de lumière de l'esprit. En Chine, cette fête est placée sous le signe du chrysanthème, la fleur d'or, dans laquelle les Sages de la Chine ancienne voyaient le symbole de la simplicité et de l'humilité parce qu'elle est la dernière de l'année à s'ouvrir, il en va bien sûr autrement à La Réunion.

Haut de page

Chiites

Peu nombreux, quelques centaines de familles, les chiites de La Réunion sont des karane originaires de Madagascar, descendant d'immigrants gujaratis qui se sont installé à La Réunion à la suite d'émeutes ou d'actions violentes dirigées contre leur communauté et leurs biens dans la Grande île. Les chiites ont édifié une mosquée à côté de l'hôtel de Région à Saint-Denis.
Le martyr d'Hussein.

Les chiites commémorent avec ferveur, l'un des événements fondateurs de leur approche de l'islam, le martyr d'Hussein, fils du quatrième calife Ali, assassiné en 680 à Kerbala dans l'actuel Irak. L'absence de successeur au prophète Mahomet, mort en 632, divisa profondément la communauté des croyants. Les chiites affirmaient que le calife devrait être choisi parmi les descendants d'inspiration divine de Mahomet, les sunnites optant pour l'autorité d'un chef spirituel temporel. Cousin et gendre de Mahomet, Ali ne fut que le quatrième calife, contesté par les sunnistes. Les armes donnèrent l'avantage à ces derniers et Ali fut assassiné en 661. Son fils Hussein, tentant une conciliation entre les deux parties, fut assassiné à son tour en 680 à Kerbala. Depuis cette époque, le matyr d'Hussein est commémoré par des marches et des auto-flagellations le jour d'Achoura, dixième jour de Mouharram, le premier mois du calendrier musulman.
Source : www.mi-aime-a-ou.com

 

Haut de page

.