Régiment du Service Militaire Adapté de La Réunion
Saint

Vaste commune agricole et maritime, Saint-Pierre, capitale du Sud, n'a cessé de se développer au cours des dernières décennies.
Le Nouveau port est entièrement intégré à la vie de la cité. L'aéroport de Pierrefonds, porte ouverte sur l'Océan Indien est désormais reconnu dans la déserte aérienne régionale et international. Saint-Pierre 9 599 hectares, près de 80 000 habitants.

La commune de Saint Pierre se situe dans la partie sous le vent. Elle est limitée à l’ouest par la rivière Saint Etienne, à l’est par la ravine de l’Anse, au nord, par une ligne conventionnelle suivant approximativement la côte 400.
Saint-Louis, le Tampon, l’Entre Deux, Petite Île sont les communes voisines de Saint Pierre. Elle occupe la position sud par rapport à la capitale, Saint-Denis, dont elle est éloignée de 87 km (RN1), de 126 km (RN2) et 88 km (RN3).
Surnommé à juste titre la capitale du Sud, la commune possède une très large façade maritime et un vaste arrière-pays entièrement cultivable.
C'est d'ailleurs l'agriculture qui au début du 18 e siècle a été à l'origine du peuplement de la commune.
Bien avant la canne, ce sont des pieds de café qui recouvraient ses terres, cultivés pour l'exportation du fameux café bourbon vers la métropole.
Les facilités de création d'une marine dans l'estuaire de la Rivière d'Abord firent ensuite de la région un pays d'exportation vers l'océan Indien et l'Europe.

Terre d'entrepreneurs audacieux, Saint-Pierre s'est doté dès 1970 d'une première zone industrielle. Les usines et manufactures n'ont eu de cesse depuis cette date d'essaimer leur production sur toute l'île et bien au-delà.

Aujourd'hui, avec le nouveau port, l'aéroport de Pierrefonds et quatre zones industrielles Saint-Pierre, plus que jamais, ouvre ses portes et ses ambitions vers l'extérieur. La commune est la première région de production agroalimentaire de l'île.

La capitale du sud joue également un rôle majeur dans la structuration de certaines filières (structuration de l’activité d’élevage par la mise en place d’un abattoir et d’une laiterie, unique marché de gros de l’île).
Source : www.mi-aime-a-ou.com

Haut de page

Un peu d’histoire

Histoire de la commune et de la ville du Tampon à l'île de La Réunion

Les armoiries de la ville de Saint-Pierre Devise : " Fortis Fortuna Fortior " Fore Chance Fortune.
Trois clés d'or " les clefs de Saint-Pierre".
Le chef surmonté d'une couronne d'or à cinq tours.
La partie centrale un navire, une caravelle blanche symbole du tricentenaire du peuplement de l'île en 1665 et la création du port de Saint-Pierre, premier port de l'île sur fond d'azur. Le tout encadré de deux pieds de canne symbolisant la canne à sucre.

Date de naissance de la commune de Saint-Pierre : 1935
Avant 1700, le Sud fut d’abord un « quartier réservé » interdit à la colonisation.
La colonisation et le peuplement de Saint-Pierre ainsi que de sa région sont liés à la culture du caféier et à la production de café destiné au marché français.
Le café puis la canne firent d’elle une des régions les plus prospères de l’île.
L’agriculture et l’industrie sucrière firent la fortune de Saint -Pierre comme celle de quelques grandes familles.

Les premières concessions sudistes sont accordées en 1719. La région saint-pierroise est déjà considérée comme à haut potentiel agricole.
La population se regroupe autour de l'embouchure de la rivière d'Abord et de sa marine propice à l'exportation.

En 1730 les habitants de d’Abord réclament une église pour leur service. Devant leur insistance, la construction d’une chapelle est décidée sur la rive gauche de la Ravine Blanche. Elle prend le nom de Saint-Pierre, l’un des prénoms du gouverneur de l’époque Pierre-Benoît Dumas.
Cette première église ouvre ses portes le 7 janvier 1932.

Le 11 mars 1732, le gouverneur Dumas donne l’ordre à Choppy-Desgranges, commandant de dresser le plan de la ville qui formait un damier mais qui resta dans les cartons jusqu’en 1735, date de l’arrivée du gouverneur Mahé de Labourdonnais.
A cette époque le quartier d’Abord était un vaste plateau boisé privé d’eau. Malgré ce manque d’eau et la sécheresse, les terres reconnues excellentes, furent concédées, et la partie basse couverte de caféiers. Quelques constructions s’élevèrent et certains bâtiments étaient percés de meurtrières pour parer aux attaques des forbans et des noirs marrons.
Durant cette période, le quartier de Saint-Pierre dépend toujours de Saint-Paul, et souffre de cette contrainte.

En 1735, Labourdonnais visite la localité et fait naître tous les espoirs ; il pense, en effet qu'une ville doit être créée : il faut un commandant, avec le droit de rendre la justice, de faire la police, ainsi que des magasins pour recevoir les denrées. Mais les ordres de Labourdonnais reparti pour l'île de France, ne sont pas exécutés ; il s'en suit de sérieux troubles à la Rivière d'Abord en 1736, les habitants déclarèrent qu'ils ne fourniront plus rien à Saint-Paul.

Pour apaiser la population, Dejean, membre du Conseil supérieur reçoit l'ordre de dresser un plan de la future ville.

Le 16 avril 1736, Gabriel Dejean, Secrétaire du Conseil Supérieur fait planter une grosse roche marqué d’une croix et d’un A, d’où il trace la rue du Commerce (rue Auguste Babet), le long de la rivière jusqu’à la borne B éloignée de 300 gaulettes (1 500 m) de la borne. Puis de A, en allant à la Ravine Blanche, il ouvre une ligne de 448 gaulettes (2 290 m) la rue du Four à Chaux qui s’arrête à 110 pieds de la Ravine Blanche. Des rues de 30 pieds de large (10m) sont ouvertes.
Les rues parallèles à la rue du Four à Chaux sont distantes de 50 gaulettes (250m) et les rue parallèles à la rue du Commerce (Auguste Babet) de 25 gaulettes.

Le 8 septembre 1736, le gouverneur Labourdonnais confirme officiellement en Conseil la création du quartier de Saint-Pierre.
Gabriel Dejean, Secrétaire du Conseil Supérieur, est nommé Commandant de la nouvelle circonscription. Il préside à la naissance de la ville, lance la construction des magasins de la Compagnie (Hôtel de Ville actuel), du Vieux Gouverneur en même temps que des Marines sont établies à côté du barachois, sur le petit bassin pour le transit des marchandises.

En 1751, le site actuel de l’église de Saint-Pierre sera définitivement établi avec la donation de son terrain par Gabriel Dejean, sur le bord de la Rivière d’Abord.

Le 1er août 1790 est créée la commune de Saint-Pierre. Elle est vaste, allant de la Rivière Saint-Etienne à celle des Remparts.
Dejean resta commandant du quartier plus de vingt ans, Saint-Pierre prospéra grâce à l'extension de la culture du café qui permit à la ville de se bâtir et apporta une certaine richesse aux habitants jusqu'à la moitié du XVIII ème siècle.

En 1818, trois Saint-Pierrois, Frappier de Montbenoît, Augustin Motais se concertent pour mettre au point un projet de dérivation des eaux de la Rivière Saint-Etienne vers Saint-Pierre par un canal situé aux alentours de la cote 100 (Bois d’Olive/Ligne Paradis)
La construction du Grand Canal va mobiliser les énergies pendant plusieurs années : cinq vannes principales, 93 prises d'eau encore en service en 1959, cinq aqueducs sont construits pour franchir les ravines...
Il sera ensuite prolongé jusqu'à Grand-Bois, avec la construction d'un siphon pour traverser la rivière d'Abord.

En 1825, le Canal Saint-Étienne, long de 17 kilomètres, apporte à la commune l’abondance d’eau qui lui manquait jusqu’alors pour son développement. Elle n’avait auparavant que la source de la Rivière d’Abord pour tout approvisionnement. Les canaux apportent l'eau jusqu'au centre-ville de Saint-Pierre, elle va être utilisée pour les besoins domestiques, l'alimentation de la population, les fontaines publiques, le lavoir de Casabona, mais aussi pour l'irrigation des champs de canne à sucre, pour faire tourner et refroidir les moulins des usines sucrières, elle va même produire de l'électricité en faisant tourner la dynamo de la centrale de Saint-Pierre.

En 1826, la commune compte 30 229 habitants, soit rien que moins que le tiers de la population totale de l’île.
Le plan le plus complet de la ville au milieu du 19ème siècle est celui de Louis Maillard (1857).

En 1838, De Ferrières, ingénieur colonial, propose la création d'un port de cabotage et le creusement d'un bassin de carénage; mais ce fut seulement avec Hubert Delisle que commença véritablement le travail. Bien que dirigés par de bons ingénieurs, successivement, Bonnin, Maillard et Prozinski, les travaux avancèrent lentement entravés par des difficultés de toutes sortes.

Les années s'annonçaient mauvaises pour la Colonie et, en 1867, le Conseil Général décida d'abandonner les travaux du port de Saint-Pierre.
L'année suivante la commune les reprit, emprunta, s'endetta. Les travaux traînèrent longtemps encore ; les engins commandés n'arrivèrent qu'en 1882.

Enfin en 1883 des bateaux de 150 tonneaux entrent dans le port et en octobre le vaisseau américain le Lyman, jaugeant 569 tonneaux mouille dans le bassin.

Le port se termine en 1886 ; la dette de la ville est énorme. Dès cette époque, le port de la Pointe des Galets est ouvert.
Celui de Saint-Pierre restait difficile et la rade était mauvaise ; il donna pendant quelques années un certain essor à la ville mais sans que les profits soient en rapport avec les investissements.
Le port fut abandonné, il s'ensabla et les coraux envahirent la passe ; il resta accessible aux petits bateaux, le trafic se faisant au large avec chalands et remorqueurs.

La ville de Saint-Pierre doit sa réputation d'indépendance à la rivalité qui l'opposa pendant deux siècles à Saint-Denis.
Source : www.mi-aime-a-ou.com

Haut de page

.