Régiment du Service Militaire Adapté de La Réunion
Bourg

Situation :

Bourg-Murat, village territoire de la commune du Tampon.
Situé sur les hauteurs au Nord-est de la ville du Tampon, le village haut perché entre le Piton des Neiges et le Piton de la Fournaise s'étale le long de la nationale 3, la route des plaines. Bourg-Murat passage obligé pour se rendre au volcan, le Piton de la fournaise, offre une ambiance fraîche et bucolique parmi les pâturages verdoyants des vaches, et permet une immersion dans l’univers fantastique du volcan.
C’est l’un des hauts-lieux de la randonnée mais aussi du pique-nique pour les Réunionnais qui aiment à réunir toute la famille autour d’un bon cari cuisiné et dégusté en plein air.
Les habitants sont accueillants et le bourg en permanence visité par les marcheurs et les touristes.

La commune et la ville du Tampon à l'île de La Réunion Le Tampon, c'est sans aucun doute la ville la plus coquette de La Réunion.
Les jardins fleuris ainsi que les belles villas créoles attirent au Tampon de plus en plus de sudistes désirant y habiter pour avoir le privilège de bénéficier d'un climat agréable toute l'année.
Avec plus de 60 000 habitants répartis sur 18 030 hectares, le Tampon est la quatrième commune de l'île en population et en superficie.
Si elle n'a pas d'accès à la mer, elle bénéficie en revanche de tous les étages climatiques, de 400 à plus de 2 000 mètres d'altitude, et d'une très grande diversité de paysages et de microclimats lui conférant un avantage certain en matière d'agriculture, d'élevage et de tourisme.
L'habitat se répartit entre un centre-ville sans cesse en extension et une multitude de petits villages ou de hameaux, de moyenne campagne ou de haute montagne, dont la diversité est le meilleur atout.
Avec les nouvelles facilités de déplacement, la commune est devenue centre résidentiel permanent.
La commune du Tampon avec ces équipements scolaires, théâtre, est à présent le centre culturel du Sud de l'île. Le modernisme gagne chaque jour du terrain avec les industries de pointe, tandis que l'artisanat traditionnel est revalorisé par le biais de grandes manifestations.

Le tampon s'arroge fièrement le titre de capitale mondiale du géranium. La ville est un passage obligée sur la route du volcan par la Plaine des Cafres, qui servit autrefois de refuge aux esclaves fugitifs venus de la côte.
La plupart des villages de la Plaine des Cafres, ponctuant la route qui traverse l'île, sont désignés par la distance qui les sépare de la mer. Le trentième est le dernier village baptisé de cette façon avant la plaine des Palmistes.
Source : www.mi-aime-a-ou.com

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Un peu d’histoire

Histoire de la commune et de la ville du Tampon à l'île de La Réunion

Les armoiries de la Commune créées en 1965, sont composées d’une couronne murale à 5 tours, avec en cimier, un livre ouvert portant le mot F L O R A L, encadré de part et d’autres de deux cornes d’abondance renversées.

Ce blason symbolise d’une part le tourisme, en l’occurrence les gorges qui encadrent la commune : Bras de la Plaine et Rivière des Remparts (remparts sinople, montagne violette au centre sur fond de ciel azur) et d’autre part la richesse du sud, le grenier de l’île, symbolisé par deux cornes d’abondance entourant l’écu et trois orchidées blanches sur ce dernier. L’écu est surmonté d’une flamme symbolique attestant de la pérennité de la culture française.
En dehors de quelques concessions toutes cultivées en café les hauts de Saint-Pierre étaient au 18ème siècle une vaste et magnifique forêt, traversée seulement par les noirs marrons qui allaient jusqu'à La Plaine des Cafres.

A la Révolution arriva à Bourbon, un personnage auquel l'histoire du Sud est liée, le Comte Gabriel Le Coat de Kervèguen. Noble et ruiné, Il s'installa vers 1830 au Tampon, dans une région à peine peuplée et se met à acheter toutes les terres de la région.
Il commence par les pentes de Saint-Louis, du Gol et surtout à la Rivière et au Ruisseau, puis il revient vers les hauts de Saint-Pierre, en achetant les terres entre la Rivière d'Abord et celle des Roches puis vers la Ravine Blanche et tout le Bras Pontho de l'autre côté de la Rivière d'Abord, il achète tout le petit Tampon et le Grand Tampon, Bérive et Montvert vers 1936.
Kerveguen se considère comme propriétaire de la Plaine des Cafres, qui est le sommet de ses propriétés, soit 12 000 hectares au-dessus de la ligne 600.
A partir de 1837, il acquiert des terres à Petite île et à Carrosse.

En 1841, il achète les parts de ses enfants sur l'héritage de leur mère sont les établissements de l'Étang-Salé et celui des Casernes.
Son fils Denis accroît encore le domaine constitué par son père. Il achète le Bassin Martin, Mon Caprice, Aube, Roland et la Ravine des Cabris.
Au-delà des domaines d'Orré et du Comte Choppy, il acquiert Langevin et Vincendo.
Toutes les terres des Kervéguen étaient cadastrées, séparées par des lignes horizontales, divisées en carrés numérotés.
La famille Kervéguen est une grande puissance financière, bancaire, politique et agricole.
On constate donc qu'au début du XIX e la région du Tampon était une terre Kervéguen.
La faillite économique qui toucha l’île dans les premières années du XXe siècle entraîna la chute de cet empire et la liquidation de tous les biens des Kervéguen en 1919.
C’est alors qu’un à un, les membres de la dynastie quittèrent l’île.
La vente des propriétés Kervéguen coïncida avec la naissance d'une nouvelle culture, celle du géranium et simultanément avec celle d'une ville, Le Tampon.

A partir de 1872, plusieurs essais de distillation eurent lieu, les frères Peverelly distillent le vétiver, et, bois Joli Potier se livre dans sa cheminée de la Plaine des Cafres, à des expériences sur le géranium.
Il découvre un procédé facile de distillation vers 1887.
Le géranium convenait parfaitement, comme culture, à ces régions dépourvues de moyens de communications.
C'était un produit de faible volume, aisément transportable et qui se vendait très cher.
Toute la région entre Saint-Pierre et la Plaine était restée une grande forêt.
Les habitants de la région se firent bûcherons et l'abattirent toute entière entre 1900 et 1920 pour la transformer en un immense champ de géranium.

Sur cette ligne des 600, qui était aussi la route Hubert Delisle, s'installèrent de ravissantes petites maisons et bardeaux, faîtes avec les arbres abattus sur place, toutes entourées de jardins et de fleurs qui se sont conservés de nos jours.
La culture du Géranium apporta aux Réunionnais une ressource magnifique, car La Réunion seule productrice mondiale, sans concurrence, pouvait faire les prix qu'elle voulait et spéculer.
L'année record fut 1925, on fit 174 tonnes alors que le litre d'essence se vendait jusqu'à 20 000 frs CFA le litre.

En 1911, la première église du Tampon voit le jour sous l'influence du Père Eugène Rognard.
La ville du Tampon prit de l'importance, si bien que le 29 juillet 1924 à la Chambre des Députés, Monsieur Daladier, ministre des Colonies, présentait un projet de loi tendant à ériger en commune distincte la section du Tampon, détachée de la commune de Saint-Pierre, à La Réunion.
La loi fut adoptée en février 1925 et promulguée au journal officiel le 21 mars 1925, l'inauguration fut faite le dimanche 17 mai 1925, la nouvelle commune étagée entre 400 et 1 800 m, avec son chef-lieu sur la route des 600, se développa.

Pendant de longues années, de nombreux petits propriétaires Tamponnais vécurent de la ressource du Géranium.
L'Afrique du Sud, l'Égypte et le Kenya se mirent à cultiver le géranium, aussi après une belle époque, il eut mévente et les prix tombèrent, ce fut le début d'une période difficile pour cette culture et les propriétaires qui en vivaient.

En 1941, l'eau courante arrive au Tampon suivie de l'électricité en 1952.
Dans la seconde moitié du 20 ème siècle, l'amélioration des conditions de vie résultant de la mise en place de la départementalisation, la réalisation de grands équipements et le volontarisme des équipes municipales transforment la commune en un pôle d'attraction et d'activités multiples telles que l'agriculture, l'artisanat, le tourisme ou la culture.

En 1979, la commune du Tampon s'agrandit en absorbant la région du Piton de la Fournaise à proximité de la Plaine des Cafres.

La construction de la Maison du Volcan débute en 1989.
Source : www.mi-aime-a-ou.com

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